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ANGELIQUE IONATOS SUR THEODORAKIS







Angelique Ionatos



Vous faîtes des aller-retour constants entre France et Grèce. Y avez-vous participé à des manifestations ?

Angélique Ionatos : Oui. Je les ai vécues avec, à la fois, beaucoup d’espoir et de désespoir. Quand j’ai vu des gens comme Mikis Theodorakis et Manolis Glezos se faire gazer par les gendarmes, j’ai eu envie de mourir. On a envoyé des gaz lacrymogènes sur ces deux vieux résistants qui étaient descendus dans la rue pour soutenir les Grecs … J’ai eu tellement honte. Quand je vois le parti néo-nazi, ce ramassis de voyous démagogues, populistes et xénophobes, récolter tant de voix, j’ai honte qu’ils soient grecs. J’ai honte que, dans un pays qui a inventé le mot « philoxenia », qui signifie l’hospitalité, on en soit là.

Extrait d'une interview par François Mauger
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