Données biographiques

Chronologie

Entretiens

Prises de position

Déclarations

Témoignages

Hommages

Œuvres: Aperçu succint

Catalogue complet

Réflexions sur Theodorakis et son oeuvre - NOUVEAU

Musique byzantine

Musique de chambre

Musique (méta)symphonique - Oratorios

Ballets

Musiques de scène

Opéras

Chansons-fleuves

Cycles de chansons (1937-1973)

Cycles de chansons (1974-2005)

Musiques de films

Textes de poèmes

Biographies d'auteurs

2013

2012

2011

2010

2009

2008

2007

2006

2005

2004

2003

2002

2001

2000

Avant 2000

Pages d'Asti

Biographie de Theodorakis

Poèmes de Theodorakis

Mia Zoi yia tin Ellada

Calendrier

Annonces

Critiques

Discographie complète

Commentaires de CD

Labels

Ludmilla Tcherina - Biographie

Nena Venetsanou

Maria Farantouri

Zülfü Livaneli

Chanteuses et Chanteurs

Musiciens

Documents sonores

Documents photographiques

COMMUNIQUE

FILIKI

Theodorakis cède ses archives à la Bibliothèque Musicale "Lilian Voudouri"

Theodorakis dans les Encyclopédies électroniques

Livre d'or

Document: Eugène Bigot, professeur de Mikis Theodorakis

Liens et partenaires


English

Deutsch




Vous êtes ici : Concerts Critiques

13.04.05: Maria chante Mikis (Critique)





Maria Farantouri à Ettelbruck - Photo: Arlette Schmit
Lorsque, vers 1963, la jeune Maria Farantouri rencontra Mikis Theodorakis, musicien déjà connu, politicien contestataire, chantre du combat pour les libertés, s'est-elle doutée qu'elle était face à son destin?






Il est des rencontres miraculeuses. Par son engagement politique, par ses combats, Theodorakis incarne l'archétype du musicien engagé, et en cela il devient au fil des ans, au fil des souffrances, au fil des exils et des tortures, un emblème de son pays, la Grèce, et, au-delà, un symbole pour tous ses amis épris de la liberté de conscience et de la liberté de l'artiste. La mythique Grèce a toujours produit des archétypes, également en matière artistique: une autre Maria, monstre sacré s'il en fut, la Callas, était Grecque d'origine, et s'il est vrai que l'on ne saurait que difficilement trouver des ressemblances à ces cantatrices, leur notoriété, leur valeur de symbole les rapproche d'une certaine manière tout à fait inattendue.

Fasciné par cette voix de contralto d'une expressivité exceptionnelle, Theodorakis aurait dit à Farantouri, raconte-t-on: "Tu seras ma muse, ma prêtresse!"; Pour y avoir cru, il a fallu à cette jeune fille âgée de 16 ans un grand courage et un culot sans pareil. Déjà Maria ne ressemblait à personne; on ne peut la comparer à aucune autre chanteuse: elle est donc incomparable.

La voilà sur la scène du CAPe, seule sous les projecteurs, flanquée de son fidèle accompagnateur au piano, Henning Schmiedt, à chanter des lieder de Theodorakis. La voix, parfois enrouée, mais constamment juste et d'une sensibilité à fleur de peau, est toujours présente et infatigable. Tous les registres y passent: la passion, la tristesse, la révolte, mais aussi la joie, la fureur de vivre, la tendresse. De ce grand corps se répand un magnétisme auquel nul ne saurait se dérober: le public est visiblement subjugué et concentré dans une ferveur quasi religieuse. Ce n'est pas seulement cette voix inimitable qui fascine; ce n'est pas uniquement l'idéologie sous-jacente qui séduit: Il y a dans sa manière de chanter à la fois une précision d'élocution et de justesse jamais prise en défaut, mais encore une grande liberté du phrasé, des décalages rythmiques parfois acrobatiques, une remarquable souplesse de la déclamation. Tout ceci fait que le discours de Maria Farantouri est unique. Même si l'on regrette parfois l'absence de la sonorité des instruments traditionnels grecs tellement prisée par Theodorakis, on n';a pas de reproches à faire à Henning Schmiedt qui suit les méandres de la soliste avec une très grande précision.

Une soirée qui restera longtemps dans nos mémoires!

Texte publié dans "kulturissimo" - mai 2005

Autre critique en format PDF



Sitedesign:
www.grafix.fr

© Guy Wagner - FILIKI 1996-2009