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Angélique Ionatos




Née à Athènes, Angélique Ionatos quitte son pays en 1969 pour s'installer en Belgique puis en France.

En 1972, elle enregistre en duo avec son frère Photis son premier 33 tours "Résurrection" qui obtiendra le "Prix de l'Académie Charles Cros" et marquera le début de sa carrière en France. Suivra un second 33 tours avec son frère avec des chansons en français de leur composition.

En 1976, le duo se sépare et Angélique Ionatos décide de composer uniquement sur des textes de poètes grecs contemporains. Elle enregistre son 33 tours, "I Palami sou" (voix- guitare) qui obtiendra aussi le "Grand prix du Disque de l'Académie Charles Cros ", puis deux ans plus tard "La forêt des hommes" où elle met en musique des poèmes du Prix Nobel grec de littérature Odysseas Elytis. Dans cette même veine d'inspiration, elle réalisera "O Helios o Heliatoras".

En 1984, elle fait la connaissance du baryton grec Spyros Sakkas et inspirée par sa voix et son charisme, se met à la composition du poème scénique de Odysseas Elytis "Maria Nefeli" (Marie des Brumes). Cette œuvre marquera la fin des tournées en solo d'Angélique Ionatos. En effet, elle demande à son compatriote et chef d'orchestre d'Amiens Alexandre Myrat l'orchestration de cette cantate à deux voix:; "Marie des Brumes" sera créée au Théâtre de la Ville à Paris et l'album, enregistré en direct au Théâtre de Sartrouville, obtiendra le "Grand Prix Audiovisuel de l'Europe".

1988 suivra la mise en musique par Angélique Ionatos du "Monogramme" (Sept poèmes d'amour de Osysseus Elytis) pour petit ensemble et petit chœur masculin . Cette fois-ci, l'orchestration est faite par l'argentin Gustavo Beytelmann. Dans la même période, Angélique Ionatos devient "Artiste associée" au Théâtre de Sartrouville où elle résidera jusqu'en 2000.

En 1990, elle crée le spectacle "Archipel" avec Jean-François Roger aux percussions et Paul Broutin au violoncelle. C'est encore Gustavo Beytelmann qui assurera les arrangements musicaux. La mise en scène est de Joël Jouanneau. Puis elle fait une deuxième rencontre importante avec la chanteuse grecque Nena Venetsanou qui lui donnera envie de composer pour deux voix de femmes. Encouragée par son poète de prédilection, Odysseas Elytis, elle entreprend la mise en musique des poèmes de Sappho (7° siècle avant J.C) et crée en 1972 l'œuvre " Sappho de Mytilène " avec une orchestration de Christian Boissel . Les poèmes sont chantés en grec ancien ainsi que dans la traduction en grec moderne qu'en a fait Odysseas Elytis. Le spectacle, là encore, sera créé au Théâtre de la Ville à Paris et l'album obtiendra le " Grand prix du Disque de l'Académie Charles Cros ". Suivra une longue tournée en France et à l'étranger.

En 1993, son nouveau tour de chant, "O Erotas " marquera le début de la collaboration d'Angélique Ionatos avec des musiciens qui deviendront de vrais complices pour de nombreuses années : Henri Agnel (cordes et percussions) , Jean-François Roger (percussions) et Renaud Garcia-Fons (contrebasse). "O Erotas" est joué à l'Olympia pendant une semaine et parallèlement sort l'album éponyme, son dixième.

En 1994, retour de son autre collaborateur et complice, Christian Boissel. Ensemble, ils enregistrent une œuvre originale de Mikis Théodorakis, "Mia Thalassa" sur des poèmes de Dimitra Manda. Angélique Ionatos est accompagnée au piano par Christian Boissel, par Hélène Daubry au violoncelle et par Renaud Garcia-Fons à la contrebasse. Ce spectacle tournera pendant une année et demie et aura un grand succès, en particulier outre-atlantique.

En 1995, deux nouvelles créations : "Chansons nomades" à Montreux et "Parole de juillet" (Iouliou Logos) sur le poème éponyme d'Odysseas Elytis. Il s'agit d'une élégie pour petit ensemble instrumental et trois solistes. A cette occasion, elle retrouve la complicité de son ami Spyros Sakkas. L'orchestration est d'Henri Agnel. L'œuvre est donnée en première au Théâtre de la Ville à Paris ainsi qu'à Thessalonique, au Théâtre de la Grèce du Nord à l'occasion de l'anniversaire de la mort du poète Odysseas Elytis.

Deux ans plus tard, Angélique compose "La statue merveilleuse" d'après le conte "Le prince heureux" d'Oscar Wilde. Il s'agit d'un petit opéra pour enfants commandé par la Délégation départementale (pour la musique) des Alpes Maritimes . La création se fait au Palais des Festivals de Cannes puis suivent trois représentations à l'Opéra de Nice avec l'orchestre de Cannes. L'orchestration est de Christian Boissel.

Puis Angélique Ionatos revient à une forme de récital plus intime. En effet, en 1998, elle joue au Théâtre des Abesses pendant quinze jours "Chansons nomades" avec pour seul compagnon son complice Henri Agnel aux cordes pincées et aux percussions. La même année sort l'album du même titre.

En 1999, création au Théâtre de Sartrouville du "Sanglot des anges", nouvel hommage à Mikis Théodorakis. Cette même année, création au Festival d'Avignon du spectacle de Wladislaw Zmorko, "Corrida" où, pour la première fois, Angélique Ionatos rejoint l'univers théâtral.

En 2000, Création au Théâtre de la Ville de "D'un bleu très noir". Angélique est accompagnée par Henri Agnel, Michael Nick, Cesar Stroscio . Ce spectacle est ensuite repris pendant un mois au Café de la danse ( Paris) en 2001 puis cinq jours au bataclan en 2002 avec comme invités: Misia, Lambert Wilson, Sonia Wieder-Atherton, et Juliette.

En 2003, Angélique crée à La Maison de la Poésie "L'Alphabet de la mer" durant un mois. Ce spectacle set un hommage à ses poètes préférés Odysseas Elytis et Sappho qu'elle a traduit en français. Avec elle sur scène, un seul musicien, Michaël Nick, violoniste..La mise en scène set de Jean-Claude Feugnet.

En 2003, elle enregistre l'album "Alas pa' volar" où pour la première fois elle délaisse sa langue maternelle pour chanter en espagnol des textes extraits du journal de la peintre mexicaine Frida Kahlo mis en musiques par Christian Boissel. L'album sort en octobre 2003 et le spectacle inspiré de l'album est mis en scène par Omar Porras et créé au Théâtre des Abbesses en octobre 2003.


Réf.: Site Internet Visiteurs du soir