Le chant populaire grec souffrait, au milieu du siècle, d'un vice fondamental, d'un déséquilibre: autant il manifestait de vigueur et de profondeur dans sa partie musicale, autant les paroles en étaient superficielles pour ne pas dire stupides.
Mon premier effort tendit par conséquent à résoudre cette opposition. Or, de tous les arts de la Grèce contemporaine, la poésie était incontestablement celui qui atteignait la maturité et le développement les plus remarquables. Dans ces conditions, quoi de plus simple que d'unir ces deux conquêtes de l'esprit grec d'aujourd'hui: poésie et musique laïque?
(De l'essai «Mon credo artistique», in: Culture et dimensions politiques, 1970)
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