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Kostas Karyotakis (Dessin de Dinos Petratos)
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Né à Tripolis le 30 octobre 1890, le poète Kostas Karyotakis est une personnalité à part parmi les créateurs de la poésie lyrique et peut être le plus aimé par les jeunes de sa génération et les générations postérieures.
Son suicide a ébranlé ses contemporains et il a influencé profondément bien de ceux qui ont apparu après, bien que pour « Ideologos » (Idéologue), il ait été considère par certains comme décadent.
Comme son père était ingénieur, le petit Kostas dut fréquemment changer de domicile. Il a vécu à Argostoli, Lefkada, Larisa, Kalamata, Athènes et Chania.
Il avait fait des études du droit, mais il a travaillé comme fonctionnaire.
Ses premières publications en tant que jeune auteur ont paru dans les revues de son époque.(« Ellas », « Parnassos » et « Pedikos Astir » / Etoile d’Enfant), et sa première collection de poèmes, « O ponos tou anthropou ke ton pragmaton » (La douleur de l’homme et des choses) a été publiée en 1919. Mais dans l’Athènes de Palamas, de Varnalis et de Sikelianos, le recueil passe presque inaperçu.
Il fait éditer « Nepenthe » en 1921, influencé dorénavant de façon déterminante par la poésie étrangère et surtout française.
Suivent les poèmes d'« Elégies et Satires » en 1927, son troisième et dernier recueil.
Ses poèmes étaient également publiés dans les revues « Noumas » et « Logos tis Polis » ainsi que dans l’anthologie de Agras : « Les Jeunes », en 1922, et dans l’« Anthologie de jeunes Poètes » de Giofilli.
Son éloignement d’Athènes et ses mutations fréquentes dans plusieurs villes de Grèce le remplirent de désespoir.
Sa dernière étape fut Preveza, une ville dont il a décrit la misère dans son poème homonyme. Il s'y suicide le 21 juillet 1928.
Ayant vainement tenté de se noyer la veille, il achète un révolver, va dans un café, y reste trois heures, fumant cigarette sur cigarette, lui qui n'a jamais fumé. Vers 17 heures il paie, quitte le café, va sur la plage appelée Agios Spyridon, et, sous un eucalyptus, il se tire une balle dans le coeur.
© Guy Wagner
n.b. Le dessin de Dinos Petratos a été publié dans le journal littéraire "Lexi" (79-80)
voir site anglais et grec consacré à Karyotakis par Yiannis Vogiatzis
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