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"L'EUROPE QUI PROTEGE" (SIC!)


Racine Nouvelles 2011

Míkis Theodorákis, porte-parole mondialement reconnu contre la Dictature des colonels grecs 1967-1974, sait de quoi il parle.



Citoyens grecs en colère contre l'UE



L’Union européenne n’a jamais aussi bien porté le qualificatif dont l’avait affublée ces imposteurs de l’UMP : « l’Europe qui protège » (sic) : elle vient de décider de diviser par quatre le budget qu’elle alloue aux programmes d’aide alimentaire.

On parle simplement de donner à manger aux plus pauvres, là. L’Europe qui protège ? Oui, les banques et les spéculateurs.

« La Commission européenne a annoncé, lundi 20 juin, une sévère réduction l’an prochain de l’allocation au programme d’aide alimentaire destiné aux plus démunis des Européens, synthétise Le Monde. L’enveloppe devrait être ramenée à 113 millions d’euros, soit 400 millions de moins que cette année. Selon plusieurs associations caritatives, cette baisse drastique de l’aide aux plus démunis pourrait priver au moins 2 millions de personnes de l’assistance dont elles ont besoin. » Y’en a marre de l’assistanat, non ? BFM TV donne à l’instant un autre chiffre : l’UE diviserait son aide alimentaire par cinq, ajoutant que la part française sera pour sa part divisée par sept !

Et pendant ce temps-là, « l’UE a dépêché lundi une nouvelle mission à Athènes, donnant un délai de deux semaines à la Grèce pour adopter de nouvelles mesures d’austérité, condition indispensable à ses yeux pour qu’Athènes puisse continuer à bénéficier du soutien de la zone euro », résume le blog finance. « La Grèce, tout le monde s’en fout, expliquait tout à l’heure un éditorialiste de BFM TV dont nous n’avons pu noter le nom. Ce que veulent la France et l’Allemagne, en réalité, c’est sauver leurs banques et leurs assureurs, qui se sont gavés, c’est vrai, de dette grecque. » Tout est dit.

« La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches, écrit Míkis Theodorákis, le musicien et homme politique grec, dans son Appel. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes. Comment peut-on proposer un ancien collaborateur de la Goldman Sachs pour diriger la Banque centrale européenne ? De quelle sorte de gouvernements, de quelle sorte de politiciens disposons-nous en Europe ? Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire a été le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. Nous ne vous demandons pas un traitement de faveur parce que nous avons subi, en tant que pays, l’une des pires catastrophes européennes aux années 1940 et nous avons lutté de façon exemplaire pour que le fascisme ne s’installe pas sur le continent. Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. »

Et Míkis Theodorákis, porte-parole mondialement reconnu contre la Dictature des colonels grecs 1967-1974, sait de quoi il parle.

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article17023

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