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1949-1953 |
Makronissos - Crète 1949-1953
Theodorakis - Chronologie (IV) par Guy Wagner et Asteris KoutoulasBasé sur Ole Wahl OlsenStructure et illustrations: Guy Wagner1949 Hiver Mikis Theodorakis est prisonnier à Makronissos dans le camp D, avec les « Irréductibles », dans la tente E5, « au-dessus de toutes les autres, à gauche à l’extérieur, à la fin de la troisième section. » Janvier-février Assassinat de près de 5.000 détenus à Makronissos. Ils sont rassemblés dans une gorge menant à la mer pour la rééducation : On ouvre le feu sur eux. Les survivants sont exhortés à signer une déclaration de repentir, dite de civisme et l’allégation. Cette formalité est requise pour être incorporé dans l’Armée. On continue jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que 35 survivants, dont 15 seront exécutés plus tard. 25.03. L'anniversaire de la commémoration de la guerre d'indépendance de la Grèce contre la Turquie, la reine Frideriki (ancienne membre des Jeunesses Hitlériennes) visites Makronissos. 26.03. Le lendemain de cette visite, Theodorakis, pendant des heures, doit endurer d’affreuses tortures. Il est battu, brutalisé ; un soldat piétine sa poitrine jusqu’à ce qu’il perde conscience. Comme il vit encore, le soir, un tortionnaire notoire, Loris, lui casse dans un accès de fureur la jambe droite. Les tortures se prolongeront pendant trois semaines. Un prisonnier le sauve : « Vous commettez un crime. Sa tête est pleine de musique. » Theodorakis est transféré à Athènes à l’hôpital militaire 401. A son arrivée, son père ne le reconnaît pas. Avril-mai Theodorakis est à l’hôpital : «Trois côtes brisées, le genou droit désarticulé, l’œil droit hémorragique, et le plus important, la moitié du poumon détruit. » (M.T.). Pourtant, il est encore battu, parce qu’il s’est plaint lors d’une visite du maréchal Papagos. Fin mai Theodorakis est condamné à retourner à Makronissos.
Juillet-août Theodorakis, de nouveau à
Makronissos, souffre de crampes et d’évanouissements. Un
soir, il est enterré vivant et sauvé seulement par hasard
par une patrouille qui passe. Il subit de nouvelles tortures. On l’abandonne comme mourant. Un soldat le traîne dans une grotte, le soigne et parvient à prévenir son père. Yorgos Theodorakis réussit à faire transférer Mikis sur la terre ferme. Mikis
obtient sa libération provisoire comme invalide. Il séjourne
pour la première fois en Crète. 1950 Printemps Theodorakis réussit l’examen final au Conservatoire d’Athènes « cum laude ». 05.05. Création de sa « Fête d’Assi-Gonia » au Conservatoire d’Athènes. Summer
Theodorakis doit faire son service militaire à Alexandropoulis
à la frontière turque. Theodorakis, désespéré par les éternelles brimades et pour être libéré, fait une tentative de suicide, en absorbant de la poudre. Il tombe dans le coma et se réveille seulement à l’hôpital militaire 423 à Thessalonique. Il y est transféré dans la section des malades mentaux. Son père lui vient encore en aide. 1951
Mikis est transféré à Athènes et de là en Crète. Août Création du Parti de l’Union de la Gauche, E.D.A. 1952 01.01. Une nouvelle constitution entre en vigueur. 30.03. Execution du patriote Nikos Beloyannis, l'« Homme à l'Oeillet ». Eté Theodorakis quitte l’armée. Jusqu’en 1960, il souffrira de la « Fièvre de Makronissos », qui est accompagnée de symptômes de paralysée et le cloue des journées entières au lit. Il vit dans la pauvreté en Crète et à Athènes. Pour gagner un peu d’argent, il écrit des articles pour « Avghi » dans lesquels il critique la pratique de la musique en Grèce. Il collabore avec le « Elliniko Chorodrama » et compose la musique pour les ballets Orphée et Eurydice et Carnaval Grec. 1953 Au
printemps, Theodorakis reçoit la commande d’écrire
la musique de film pour The Barefoot Battalion
et pour Eva. Il gagne 18.000 drachmes. © Guy Wagner & Asteris Koutoulas, 1996-2002. Ce © vaut pour les illustrations en provenance des Archives FILIKI et Mikis Theodorakis |